Au centre Unbroken, le centre de rééducation a mis à disposition une petite pièce au sous sol d’un bâtiment – d’environ 25 mètres carrés, mais suffisante pour y installer un atelier fonctionnel. Paul apporte le matériel nécessaire depuis la France et aménage la pièce de manière à ce que les participants puissent y travailler en toute sécurité et dans le confort.Très vite, la première expérimentation démarre : six participants se réunissent régulièrement pour travailler ensemble sur leurs propres fauteuils roulants. Pendant près de cinq semaines, le groupe se rend à l'atelier cinq jours par semaine, à raison d'environ trois heures par jour par personne.
Pas à pas, des fauteuils roulants personnalisés prennent forme à partir de panneaux de bois et de pièces détachées. Mais l’objectif du projet va au-delà de la simple fabrication d’un matériel médical. Le travail en atelier vise également à apporter aux participants une structure dans leur quotidien, une nouvelle motivation et un objectif clair.
Quand l'artisanat redonne espoir
Un atelier de fabrication de fauteuils roulants en bois à Lviv
Derrière ce projet se cache le Français Paul de Livron, qui a voulu mettre à profit sa propre expérience pour ouvrir de nouvelles perspectives aux personnes gravement blessées. Il y a quelques mois, il s’est rendu au centre Unbroken de Lviv, un grand centre de rééducation pour personnes gravement blessées. C’est là que ce formidable projet a vu le jour.
Un petit atelier aux grands effets
Un travail de précision avec les outils Festool
Divers outils électriques sont utilisés dans l'atelier, notamment une perceuse-visseuse sans fil C 18, une HKC 55 et une ETS 125. Ils permettent d'usiner de façonner les différents composants éléments avec précision et d'assembler les fauteuils roulants étape par étape. De nombreux nombreuses composants pièces ont été fabriquées à partir de panneaux de contreplaqué de 12 mm d'épaisseur. Une fois découpées, les pièces sont soigneusement positionnées et fixées à l'aide de serre-joints Festool avant d'être assemblées de manière définitive. Un environnement de travail propre joue également un rôle important: les outils sont raccordés à un CT 15, tandis qu'un purificateur d'air SYS-AIR M filtre les f ines fines particules de poussière présentes dans l'air.
Pour Paul, cet équipement s'est avéré particulièrement utile, car les outils sont faciles à manipuler et permettent un travail précis – un facteur important pour les personnes qui travaillent dans des conditions physiques particulières et avec des limitations.
Vers son propre fauteuil roulant
Une fois toutes les pièces fabriquées, elles sont assemblées puis poncées en plusieurs étapes. Grâce à la ponceuse excentrique ETS 125, les surfaces en bois ont finalement obtenu leur forme définitive et une finition soignée.
La réalisation des premiers fauteuils roulants a été un moment particulier pour les participants – la fierté du travail accompli était clairement visible.
Un moment qui reste gravé dans les mémoires
Lorsqu’Ivan a terminé son fauteuil roulant au bout de cinq semaines, il a immédiatement pris son téléphone et a commencé à photographier le résultat sous tous les angles. Il a ensuite envoyé les photos à ses amis et à sa famille.
Pour Paul, ce moment cet instant a été particulièrement émouvant : « À ce moment-là, j’ai réalisé à quel point il était fier de ce qu’il avait créé.»
Un projet qui perdure
Prochain objectif : le marathon de Paris 2026
Paul lui-même courra le marathon dans son tout dernier modèle de fauteuil roulant en bois. Avec cette initiative, le groupe souhaite attirer l'attention sur les personnes qui doivent réorganiser leur quotidien après avoir subi de graves blessures.





































